Falis et Ecatis, les soeurs divines

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Falis et Ecatis, les soeurs divines

Message par Sunfire » 05 mars 2017 09:10

Au Pays des Gelées, les médaillons furent récupérés par le groupe des déesses. Les membres se donnèrent ensuite rendez-vous à l’escalier menant le plus près du grand escalier à l’étage en dessous.

Ar-daémorh s’adressa aux aventuriers déjà présents :
« Khôl ! Pour faire court, nous avons les médaillons, deux sont posés, le troisième attend qu’un autre groupe arrive pour être posé, et on devrait pouvoir descendre, louée soit la Déesse ! »

- Parce que non d’une pipe qu’est-ce qu’on commence à se faire chier ! Grommela Therok en affûtant le tranchant de sa hache avec une pierre. J’ai pas signé pour me peler l’oignon dans un tas de mélasse collante et dégueulasse ! Grmblblll même pas ma déesse ... j’te jure tout ça parce que môssieur Firiel fait les yeux doux à mademoiselle Ténébris gnagna ! Conneries oui ! Ah j’te jure la jeunesse ! »

Et le nain continua à se plaindre, ronchonnant dans sa barbe sous le regard amusé de Firiel. S’adressant au reste du groupe, l’archer dit :
« Excusez-le, il est plus tout jeune et quand il n’a rien d’autre à faire il se plaint. »

Arkad s’adressa à Therok :
« Cher confrère nain, vous voulez parler de cette gelée verte qui devient rouge quand elle vous voit ? Non je pense que vous lui plaisez beaucoup ! Il vaudrait mieux que vous soyiez dans les premiers à partir car elle n’a pas l’air d’avoir de bonnes intentions ! »

Jadina tourna la tête en direction des Fêlés. Elle se retient de rire et se tourna vers ses compagnons. L’un adossé à l’autre, Danaël et Ténébris dormaient à poing fermé. Elle s’approcha discrètement et hurla :
« À L’ATTAAAAAAQUE !!!! »

L’archère sauta lestement sur ses pieds, l’arc à la main, tandis que le demi-nain s’écrasait sur le sol et essuyait un fil de bave au coin de sa bouche.

« Gnééé... ? Où ça ?
- Au Premier Contact, on m’a dit qu’il y avait du Veilleur à casser, répondit l’elfe avec un grand sourire.
- @#& *1#€ ! »

Arkad s’offusqua :
« Quoi ? Nous abritons dans nos rangs des tueurs de Veilleurs ? Vous aviez gardé profil bas jusque-là, mais vous en avez trop dit ! »

Il posa la main sur la garde de sa Sainte Lame :
« J’espère que vous allez rapidement changer d’idée, cela serait fâcheux pour la réussite de notre périple... »

Lorcus s’esclaffa devant Danaël qui avait perdu de sa superbe :
« Bah alors le Prince Baveux ? On dirait que t’as vu un mort-vivant ! »

Se tournant vers Arkad, elle ajouta :
« Roh ça va, grand-père, descends de tes grands chevaux ! Personne n’est là pour tuer qui que ce soit, alors retire moi cet air chevaleresque de ton visage et viens bouffer, j’ai mitonné un ragoût avec de la viande que j’ai choppé sur ... c’est pas important ! »

Criant à la cantonade, la jeune elfe dit :
« A TABLE LA TROUPE Y’A DU RAGOÛT A MANGER ! DÉPÊCHEZ-VOUS AVANT QUE PAPY ARKAD NE SOIT PASSE PAR LA, ON DIRAIT QU’IL N’A PAS BOUFFE DEPUIS 3 MOIS ! »

Arkad resta bouche bée un moment, ne s’attendant pas du tout à cette réplique.

« Hmm... Ce n’est pas une mauvaise idée ma foi, dit-il en se caressant la barbe. C’est vrai que ça ne ferait pas de mal de manger un peu... Les gelées rouges ne sont pas très digestes... Peut-être avec un peu de sucres... »

Il regarda le ragoût et saliva.

« J’espère que ce n’est pas du morbelin qu’il nous fait manger... »

Furibonne, Lorcus arriva à grands pas derrière le nain, et lui balança une taloche derrière la tête avec un regard furieux :
« COMMENT CA IL ? Nan mais t’es bigleux ou quoi ? Mes seins sont pas assez gros pour toi, vieux pervers ? Quant au contenu de mon ragoût, on s’en tape de ce qu’il y a dedans, l’essentiel c’est que tu te régales et que ça sente bon ! Tiens bouffe moi ça ! »

Tout en disant ces mots, Lorcus lui jeta deux grosses louches de ragoût dans son bol et attendit les bras croisés qu’il mange.

Surpris par sa réaction, Arkad la regarda droit dans les yeux et regarda un peu plus bas...

« Oui effectivement, vous êtes une sacrée femme ! Autant pour moi, je vais manger avec plaisir ce ragoût de morb... *ahem* ce délicieux ragoût parfaitement assaisonné !

Il espérait que sa barbe cachait la grimace qu’il faisait en regardant la préparation.

Danaël se planta devant Arkad et répliqua :
« Quoi ? Nous abritons dans nos rangs des Veilleurs ? Vous aviez gardé profil bas jusque là, mais vous en avez trop dit ! »

Puis il s’esclaffa et rejoignit Lorcus :
« Fais gaffe à ce que tu dis ma petite, sinon c’est toi qui va finir mort-vivant ! J’vais te noyer dans ton.... Truc, tu vas voir, sale gosse. », sourit le Faucon d’argent.

Ténébris se glissa silencieusement derrière Arkad, dont la main tenait encore le pommeau de son épée et murmura :
« Range ça, mon petit, tu pourrais te blesser. Oui, nous sommes des Ankh, donc des tueurs de Veilleurs. »


Dans l’Antichambre, un homme se tenait debout derrière Carole, ses mains posées sur sa nuque la massaient délicatement. Ils étaient tous deux tournés vers l’escalier provenant du -4.

« Comme l’attente est longue mon Sang chaud. Quand je pense qu’on s’est précipité pour quitter le marais, qu’on a pris le temps de sécuriser l’escalier et tout cela pour devoir encore attendre. Ne savent-ils pas que je suis une impatiente ? Pourquoi donc sont-ils si long à venir ? Ne crois-tu pas qu’ils soient simplement en train de festoyer sans nous ?
A moins qu’ils ne soient occupés à se battre pour d’anciennes querelles. C’est toujours le problème lorsqu’on rassemble des groupes d’horizons lointains. Ils se trouvent toujours un prétexte pour se disputer. C’est inéluctable. Il va falloir qu’ils se contiennent ou la quête risque d’être perdue d’avance. Sans compter notre ami Liloo qui a mes yeux n’a pas vraiment la fibre paternelle et certains pourraient être surpris par ses réactions impulsives. Je l’imagine aisément tuer un jeune pour calmer tout ce petit monde. »

Elle rit…

« Je ne devrais pas rire et encore moins m’impatienter de leur venue. Je devrais plutôt profiter un maximum du calme qui règne ici-bas.

- Je me demande de quelle bande de bras cassés sera composée cette expédition, s’interrogea Sunfire. Des gens provenant de tous les horizons et qui ne s’entendront pas sur tous les points... Et beaucoup n’étant jamais allés très loin dans les souterrains et pour qui tout cela sera une découverte de tous les instants. »

En laissant une petite tape sur la fesse de Carole:
« En parlant du calme qui règne pour l’instant ici, que dirais-tu qu’on aille en profiter un peu avant que ça devienne compliqué avec tout ce beau monde?

- Tu as raison. Allons prendre du bon temps tant que nous sommes en petit comité. Nous risquons bientôt d’être entourés de jeunes premiers et mieux vaudra que tu places tes mains en un lieu plus... discret. Non, pas là. Pas là non plus. Hihihi... Non toujours pas là. »

Et Bricogne voulut un seau d’eau froide.


Arkad essayait de penser à autre chose que le ragoût qu’il devait manger, et porta alors son attention vers l’escalier qui descendait. Après un long soupir :
« Ah, mes amis, je n’ai pas la moindre idée de ce qui nous attend dans ces abysses... J’espère que nous serons assez nombreux pour affronter ses détours mortels... »

Isenthal, d’un air lugubre, se contentait de fixer au loin, en caressant sa louve machinalement.

Khayst, se concentra un instant puit pris la parole :
« Je pressens que bien des surprises nous attendent. Je ressens un nombre important de présences en contrebas de ces escaliers. »

Essayant à présent de lire leurs auras :
« Je n’arrive pas à déterminer s’ils sont tous bons... Leurs intentions ne sont pas toutes claires... Je ne suis même pas sûr qu’ils soient tous humains. »

Isenthal prit enfin la parole :
« Tout ça ne me dit rien qui vaille... »

Les aventuriers manquants arrivèrent. Mais le groupe dut se résoudre à laisser Sylf et ses deux compagnons en arrière. Ils n’arrivaient pas à les rejoindre et se retrouvaient coincés au Pays des Pas Perdus.

Les médaillons furent posés et tous les escaliers descendants de l’étage s’ouvrirent. Un vrai troupeau s’engouffra dans l’Antichambre de l’Enfer.



Récit écrit par Ar-daémorh, Arkad, Isenthal, Khayst, Lorcus, Firiel, Sunfire, Carole, Bricogne, Jadina, Ténébris, Danaël, Therok
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Re: Falis et Ecatis, les soeurs divines

Message par Sunfire » 08 mars 2017 22:14

Le camp où attendaient Puck, Carolyn, Bricogne, Sunfire, Carole, Carolyn, P’tit Bri, Slaine et Caro-lina était bien calme. Ils dormaient ou montaient la garde, étudiaient la magie, voir revenaient de leur moment intime.
C’est alors que la lourde dalle en haut des escaliers se descella, annonçant l’ouverture de l’étage. Et un nombre impressionnant d’aventuriers quitta le Pays des Gelées pour se rendre dans le camp, se poser et s’habituer petit à petit à la chaleur de l’Antichambre.
Quel groupe hétéroclite. On y trouvait aussi bien des Ménestrels de la Lune d’Argent, des Lez-Ars, des Bardes d’Anastasia, la Main du Mal, des Chevaliers de Sang, des Ankh Morporks, des Veilleurs, le Lotus Rouge, du De Profundis, des Femmes Fatales, une Valshcezc, un Boucher de Kaar, l’Ordre d’Hermès. On pouvait difficilement faire plus disparate que ça.

Puck observa les nouveaux venus. Sa déesse Ecatis et sa sœur Falis allaient enfin recevoir toute l’attention qui leur était due. Il y avait plusieurs membres des clergés des deux sœurs, mais aussi des croyants d’Elian, Apiera et… Balgur.
Le Nain cracha au sol et observa les balguriens d’un regard sombre. Sa main serra fortement la garde de son épée, comme s’il la retenait de s’enfoncer dans leurs chairs. Maudit sois-tu misérable dieu de pacotille ! Puck n’avait oublié ni les malédictions lancées par le dieu de la guerre sur Délia et Ecate, ni les méfaits de son champion Kaali et ses Mercenaires contre Nenya, mère de l’avatar d’Ecatis, ou contre l’escorte de Délia. Balgur avait-il envoyé ses sbires contrecarrer le projet des sœurs ?
Les Lez-Ars lui avaient affirmé que les relations entre les déesses de la justice et le dieu guerroyeur s’étaient grandement améliorées suite à leur quête de la balance, pendant son coma. Mais pour Puck, la justice n’était pas rendue.

Sunfire aussi dévisagea la foule. Mais ses pensées étaient toutes autres. Tout comme Slaine et Puck, Il avait fait partie de l’escorte devant protéger Délia, l’avatar de Falis. Oui, des membres de la Main du Mal avait dû protéger la déesse de leurs ennemis, les Chevaliers de Justice. Une dizaine d’entre eux ! Certes des Chevaliers, des Renards Mercenaires et des Adamantiums se trouvaient aussi dans le groupe, mais sans la Main, ils ne seraient pas allés très loin.
Il se demandait ce qu’était devenue Ré-Münde, la chef des Chevaliers de Justice. Etait-elle morte ou vivait-elle quelque part dans le royaume à la surface, en train de se la couler douce ? Que penserait-elle si elle savait, qu’encore une fois, c’était six anciens membres de la Main du Mal qui se bougeaient les fesses pour les déesses ? Quelle ironie. Et où étaient ces foutus Chevaliers, ces incapables, quand on avait besoin d’eux?
Il pensa aussi à ses anciens amis, membres de l’escorte. Duron, Athalante, Korgrim, Aerielle, Arriom, Nastywoks, Oli, York, etc. A cause d’Ash Mo, il avait dû quitter l’escorte en cours de route, et n’avait pu rester jusqu’au bout. Au fond de lui, il aidait Puck à restaurer la gloire de Falis et Ecatis pour eux, en souvenir des épreuves traversées. Et cette fois-ci, il se jura de rester jusqu’à la fin.

Les trois médaillons furent posés sur la porte de l’escalier. Le système d’activation de celle-ci se déclencha et dévoila les marches.
Jadina descendit à la suite de ses compagnons. À peine eut-elle franchi les dernières marches de l’escalier qu’elle fut submergée par une chaleur insupportable. Elle abandonna ses lourdes capes de fourrure, ses bottes en peaux. Ah ! Si seulement on lui avait dit qu’ils allaient près d’un volcan ! Elle aurait pu prendre une tenue plus légère et adaptée à la température.
Lorsqu’elle n’eut sur le dos que son armure, sa robe elfique et une cape légère, elle regarda autour d’elle et aperçut une jeune femme brune à la peau écarlate a moins de six pas de là.

« Eh mais c’est quoi ce truc ?! Ses ailes sont hyper bizarres… «

Danaël soupira. Il avait abandonné sa cape, et, accroupi, il observait à présent la lave bouillonner. Quel étrange pays que celui-ci. Il faisait drôlement chaud, ici. En plus, il s’ennuyait.
Soudain, Merceron émit un grondement sourd. Le demi-nain regarda son familier puis aperçut ce qui provoquait chez le dragon un mélange d’excitation et d’angoisse. Entouré d’une aura ténébreuse, une démone approchait. Son visage angélique se fendit d’un sourire sanguinaire.
Il se releva, fit tournoyer sa masse dans les airs et demanda à Balgur sa bénédiction. Jadina fronça les sourcils, inquiète. Elle savait combien son ami avait besoin de se défouler. Mais s’en prendre à un démon n’était pas sans danger. Elle s’approcha de lui en lui tendant un grimoire :
« Dan’, calme ton cœur belliqueux. Regarde ce que Garreth dit au sujet des démons : ils manient le feu et la lave et peuvent en envoyer sur ceux qui les importunent. Il dit aussi que leur peau écailleuse et leur fouet font d’eux de redoutables adversaires. Tu es sûr qu’il est sage de vouloir l’attaquer ? »

Mais ce furent Adelscott, Guiness et Pelforth, aidés par Carole qui s’occupèrent de la démone succube.

Khayst se frottait les mains.
Plus on descendait, plus il faisait chaud, et plus les jolies elfes qui nous accompagnaient devaient se dévêtir.

« Ah, vivement qu’on arrive au -6 ! »


Récit écrit par Puck, Sunfire, Khayst, Jadina, Danaël
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Re: Falis et Ecatis, les soeurs divines

Message par Sunfire » 17 mars 2017 22:22

Au réveil, le camp était envahi par une horde d’aventuriers. Ce qui frappa la grosse Caro-lina, c'était certains familiers. Ils ressemblaient fortement à des araignées. Ça lui rappela de vieux souvenirs.

« Un jour, en entrant dans une antre, je suis tombée nez à nez avec une araignée gigantesque. Aussi velue que moi. D’ailleurs, Célinelablanche , une amie, disait qu’on pouvait nous confondre facilement. C’était chouette de jouer avec l’araignée, d’éviter de se faire écraser, de lui servir de repas, jouer à touche-touche avec ses 8 pattes… Et puis, elle était grosse, comme moi, elle attendait des petits quoi, comme moi. Sauf qu’elle les a eu ses petits, bien avant moi. Devant moi. Et là, ce fut dégueulasse, parcequ’elle en a eu une flopée alors que moi, j’en ai eu que 2. UN. J’en ai eu qu’UN. C’était déjà pas joli à voir. Et ils couraient dans tous les sens avec leurs toutes petites pattes, moi aussi, je n’ai que des petites pattes, moi aussi, j’ai couru. Mais, j’étais lourde encore, avec mes 2 nainons dans le badou. UN nainon, junior, il était gros comme son papa. Vous l’avez peut-être rencontré ? Bhlown junior ? Il vit plus haut.
Bref c’était flippant et cracra.
Vais surveiller qu’elles fassent pas de petits celles-là. »

Puck regarda Caro-lina en haussant un sourcil puis s’adressa à elle:
« On savait que tu avais eu un fils, mais deux? C’est qui et il est où ?

-Ooooooooooh mais qui t’a dit ça ? lui demanda la grosse. Deux enfants, en voilà une drôle d’idée. Non, non, je n’ai eu qu’un seul nainon. Bhlown Junior, Le portrait craché de son papa. Ma digne lignée, mon tonnelet, mon petit poilu. Un vrai nain avec tout ce qu’on peut faire d’un nain. Bon, il pleurait un peu fort et puis parfois, ça arrivait comme ça, il puait. Une odeur qui sortait de son lange, une vraie puanteur. Mon fils quoi ! Et quand il fallait laver ça… Irrespirable. Je l’ai fait qu’une fois, j’ai tout vomi, alors ses nounous s’en sont occupées. Dès qu’il commençait à sentir, je le rapportais à une d’elles.
On parlait de quoi ? Mes enfants.
Noooooooon, je n’en ai eu qu’un. L’autre, il a glissé tout seul hors de mon ventre. Juste après la perfection que j’ai appelé Bhlown junior. Il ressemblait à tout sauf à un nain. Maigre, silencieux, tendre. Ben du coup, je l’ai laissé là. Il ne devait pas être de moi de toute façon. Sûrement une erreur à la poste. Logique ! Faut pas avoir une intelligence d’elfe pour savoir qu’un nain + un nain, ça fait des nains. Clairement, quelqu’un l’avait glissé dans mon badou par erreur.
Bon comme il a crié, avec une voix hyper aigue, c’était strident pour mes oreilles, une des filles du groupe l’a ramassé. Moi, j’avais assez à faire avec Junior et surtout tous les beaux tonneaux que j’avais reçus pour la naissance du plus parfait des bébés Bhlownies. Fallait bien les vider. »

En détaillant des pieds à la tête son interlocutrice après l’avoir écoutée, Puck ne put que répondre cela:
« Je crois qu’on est tous d’accord pour dire que ton Bhlown, c’est le gars le plus courageux des souterrains... »

En secouant la tête et pour lui-même: un Nain aime la bonne chair, mais pas ça quand même...

« Je ne comprends pas, lui répondit Caro-lina. Oui, il était courageux. Il a mené de nombreuses batailles, il a titillé souvent la milice, il a délivré le village, il a volé pas mal de tonneaux,… Et puis, il m’a épousée… Et puis, il a disparu. Je ne sais pas pourquoi. »

Arkad observait ces aventuriers et leurs échanges. Après avoir savouré quelques bouffées de tabac des tréfonds, il retira sa pipe de sa bouche pour glisser un mot à son ami rôdeur :
« Isenthal... Je ne sais pas si tu as compris mieux que moi ? Cette dame parlait assez vite, donc elle aurait eu un enfant avec une araignée, qui s’apelle Bhlown, mais en fait il aurait une sœur jumelle disparue qui en fait n’existe pas, c’est bien ça ? »

Arkad tira un peu en arrière sur son heaume, pour se gratter la tête.

Isenthal se contenta de répondre un : « Non. »

Le Paladin demi-nain prit alors un air circonspect, puis conclut avec un :
« Ohh, je n’y comprendrai jamais rien. Les choses sont plus claires quand elles se résolvent d’un coup d’épée ! Et puis après toute cette marche, mes petites pattes sont fourbues ! Sur ce, je vais me reposer un peu !

- AH AH AH AH !!! »

En écoutant d’une oreille la conversation Argol ne put s’empêcher d’éclater de rire.

« Mais c’est ben simple, elle n’a eu qu’un enfant point barre, et pi l’autre clairement avec sa tête c’tait clairement pas un Nain. P’têtre encore un coup de ces Elfes ... Ils sont bizarres, les Elfes ! »

Puis Caylina se leva d’un air outré :
« Eh bien moi j’ai ma petite idée de savoir pourquoi il a disparu ton bloon ! »

Argol rétorqua :
« C’est Bhlown, l’Elfe !

- J’en ai rien à péter de son nom, et puis l’Elfe, elle t’EMMERDE ! La prochaine fois que tu seras à l’article de la mort je te laisserai crever ! Abandonner ainsi son enfant ainsi c’est honteux !

- Mais puisqu’on te dis que c’est pas son gosse !, insista Argol.

- TA GUEULE, le Nain !! »

Puis Caylina s’éloigna à toute vitesse.
Esteban, qui avait suivi la scène sans dire un mot, partit à sa suite, non sans s’excuser :
« Désolé d’avoir jeté un froid, les gars, ce doit être la chaleur. T’inquiète Argol, je vais la ramener.

-Borrff si tu veux ... », grommela son ami.



Puck regarda la liste de noms qu’il possédait et compara avec les aventuriers présents.
Des noms avaient été barrés. Aenarion, Notsab, Proctologie, Ranzula, Fano, Carmelo, Alendhril, Kidark et Kessendria s’étaient endormis dans des dispensaires. Et Sylf, Libra et Brox étaient restés coincés au Pays des Pas Perdus.
Mithridate, Kunyuk et Arsenic se mirent en stase protectrice à peine arrivés dans l’Antichambre.

Et donc, les participants :
Les croyants d’Ecatis : Ar-daémorh, Ar-Daelith, Nytye, Liloo, Sergio, Jadina, Ténébris, Xéria, Sunfire, Puck, Clarence, Pégomas, Baal
Les croyants de Falis : Ar-daéthir, Ar Daedel, Nytye Sindenis, Centaurie, Persee
Les croyants de Balgur : Sheckor, Danaël, Barrouck, Arkad, Khayst, Therok, Gimlin
Les croyants d’Elian : Boursicotteur, Rey Velus, Gutz, Firiel, Armaguedon
Les croyants d’Apiera : Lorcus, Sarahna, Irogor
Les croyants de Galthée : Surgelim, Tristelune d'Ewandor
Les autres : Ar-daédur, Ar Daegûl, Asgariath, Elrean, Arendal, Malcomov, Twister, Jeanne, Rec Isidor, Adelscott, Pelforth, Guiness, Caylina, Argol, Esteban, Elisir, Gérald, Elisa, Annaelle, Isenthal, Slaine, Carole, Carolyn, Caro-Lina, Gaea, Ivy, Sparadrap, Pirzuine, Zepy, Zepis, Zepounet, Finduilas, Wichita, Kinara, Aeris, Steiner, Cid, Poulain, Lutinette, Fripon, Endymion, Tiane, Bricogne, le P’tit Bri, Mellian, Aarn, Whisper, Raguse, Dark Arrow, Xilly, Yuuki, Ombre Sheena, DeathTharn, Milamber, Adrianna, Anathema

Quand tout le monde fut prêt, le convoi se mit en route pour le grand escalier et les nouveaux arrivés le validèrent. De plus, le groupe devait retrouver l’architecte à cet endroit. Mais pas de trace de lui. Certains ne voulaient pas l’attendre et voulaient descendre tout de suite au Château. D’autres voulaient s’entraîner sur les démons. D’autres voulaient aller au temple de Falis. Et d’autres étaient en retard pour le grand escalier. Bref, c’était le bordel.
Même si certains partirent pour le Château, une décision fut prise : le groupe allait rejoindre le temple de Falis pour récupérer la relique divine de la quête des Lez-Ars.

Nytye Sindenis se savait plus où donner de la tête. Chaque membre du groupe partait dans une direction différente, d’autres s’entrainaient ou combattaient des démons.

Était-ce ceci l’enfer ? Une incroyable confusion ? Des pensées torturées ? Des personnes devant oeuvrer pour la même cause aux prises avec des idées noires ?

Elle cherchait du regard une aide précieuse qui pourrait la guider et ses pensées se tournaient vers Phéalis qu’elle pria pour lui donner du courage.

Sa sœur jumelle, Nytye, arriva derrière elle et lui prit la main. Sans aucune parole elle la tira à elle et l’entraina vers le Sud.


Récit écrit par Caro-Lina, Puck, Isenthal, Arkad, Caylina, Argol, Esteban, Nytye Sindenis, Nytye
Dernière modification par Sunfire le 19 mars 2017 11:26, modifié 2 fois.
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Re: Falis et Ecatis, les soeurs divines

Message par Sunfire » 17 mars 2017 22:30

Edité: message en double.
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Message par Sunfire » 20 mars 2017 22:10

HRP: il y a eu un oubli de trois personnages au dessus: Anathema, Tristelune et Armaguedon. Ils ont été rajoutés dans leur groupe respectif.



Durant le trajet vers le temple de Falis, Sunfire et Carole décidèrent de prendre sous leurs ailes un petit groupe d’aventuriers composé d’Arkad, Persee, Khayst, Annaelle, Gutz, Isenthal, Firiel, Lorcus, Jadina, Therok, Ténébris, Danaël, Argol, Caylina, Esteban, Ivy, Gaea et Sparadrap.
Le couple établit des règles pour leur petit groupe afin d’augmenter les chances de survie des aventuriers moins expérimentés et éviter le plus longtemps possible des morts inévitables. Drame qui n’allait pas tarder à arriver.

Arrivés au temple de Falis, les aventuriers reçurent un appel à l’aide de trois d’entre eux. Anathema, Tristelune d’Ewandor et Armaguedon n’avaient pas suivi le groupe et se retrouvaient submergés par des démons.
Milamber, Adrianna, Gimlin, Persee, Annaelle et Gutz repartirent pour une marche de plusieurs jours pour sauver leurs compagnons.
En attendant, le reste de la coterie des déesses installa le camp à l’extérieur du temple pour ne pas déranger le clergé. Personne ne pouvait recevoir les croyants d’Ecatis et Falis avant plusieurs jours, voire semaines, il fallait donc passer le temps d’ici-là.
En journée, les aventuriers chassaient des monstres, partaient à la recherche de runes ou d’ingrédients pour leur alchimie ou pour leur enchantement. Le soir, tout le monde se retrouvait pour manger au coin du feu.
Un concours de connaissance musicale fut lancé, avec récompense la clé. Les filles étaient clairement mieux loties. La gagnante devrait embrasser Puck. Pour les gars, c’était l’horrible Caro-lina.

La fin du jeu avait sonné, un gagnant fut désigné : Sunfire.
Sa première dauphine est Centaurie.
Et enfin le troisième au classement est Nytye Sindenis.

Cela ravit Caro-Lina qui vit une occasion « d’essayer » le Sunfire. Qu’on soit bien clair, Carole avait l’air de bien s’amuser avec lui en privé, il n’y avait pas de raison qu’elle n’en profita pas elle aussi. Et quelle veine ce concours. Enfin, elle allait pouvoir embrasser un…. Un quoi ? Attendez, c’est pas un nain. Non, un humain. Mais, la grosse ici présente fera certainement un effort surhumain pour enfourner sa langue… Pour, pardon, il y a des mineurs, pour offrir un bisou chaste sur la joue de cet humain.

La tension était palpable.

Caro-Lina attendait ce moment depuis… La disparition de Blohwn, il y a presqu’une décennie. Elle semblait fébrile, joyeuse et concentrée à la fois. Elle brossait le duvet qui couronnait ses joues avec intensité. Nul doute que ce simple baiser, allait réveiller ses pulsions enfouies, sa passion pour la gente masculine.
Sunfire lui paraissait désemparé. Sans doute se demandait-il pourquoi il avait répondu aussi vite au concours. La tension paraissait différente de celle produite chez Caro-Lina.

Voici enfin le moment tant attendu par la naine… Elle releva la tête, sortit ses seins encore plus qu’à leur habitude, et dandina de plus en plus rapidement du postérieur. Une danse Ménestrel très connue avant un combat. Ses yeux se mirent à pétiller, un fin filet de bave s’échappa de l’embrasure de sa bouche et ses joues se rosirent. Elle tenait dans ses mains, une coupe argentée. Un petit trophée.
Étrangement, au même instant, les joues de Sunfire devinrent blafardes.

Dans un geste presque invisible, il attrapa le trophée et le tendit à Centaurie.


« Tiens, Centaurie, je déclare forfait. En tant que Barde, c’était facile pour moi de trouver les réponses, donc je me retire humblement de la compétition. Tu deviens donc la nouvelle gagnante. »

Sunfire prend la main de l’Elfe et la lève en signe de victoire.

« Applaudissons tous Centaurie ! A elle la récompense ! »

Ouf, songea-t-il. Mais pour se marrer un peu et focaliser l’attention sur autre chose que son abandon à l’excuse pas terrible il eut une idée.
« On ne va pas choisir Puck, car vous allez vous faire ce bisou, et chacun retournera dans son coin. Non ! Pour pimenter tout ça, c’est moi qui vais choisir celui qui donnera le baiser à Centaurie ! »

Et Sunfire se dirigea vers la foule. Il avait sa cible. Il déambula parmi les personnes présentes, faisant monter le suspens. Et puis voilà !
Il posa son bras sur les épaules de celui qui n’allait pas apprécier du tout la suite des évènements.

« C’est ce petit gars qui sera ravi de récompenser la gagnante. Mouhahaha ! »

Et d’un coup d’épaule, il poussa la pauvre victime vers une Centaurie toute aussi inquiète.

« Allez mon petit Firiel, fais donc rêver ces dames ! »

Ténébris, était adossée au temple et, comme à son habitude, aiguisait la pointe de ses flèches en écoutant les discussions d’une oreille distraite... Petit gars...ravi...gagnante. Sunfire ne savait plus quoi inventer, songea l’archere.

- Allez mon petit Firiel, fais donc rêver ces dames !
Le poignard dérapa sur le bois, se plantant dans la paume d’une Ténébris plus pâle que jamais. Elle chercha vainement l’elfe à la chevelure d’argent du regard, et reporta son attention sur le Barde, qui l’observait d’un air narquois. Il eut une fois de plus droit à un regard plein de promesses, tandis que la jeune femme arrachait de sa main le couteau ensanglanté, sans le quitter des yeux.

Personne ne comprit ce qui se passa vraiment ensuite. Firiel semblait ne pas se sentir bien, au point de que cela aurait pu vexer Centaurie. Il ne bougea pas. Au même moment un diablotin fondit sur lui et le terrassa, sous les yeux horrifiés de Ténébris.
La créature fut mise en pièce, et la coterie exécuta un rappel pour l’archer elfe. Son état était toujours inquiétant. Il fut emmené dans le temple de Balgur, qui était juste à côté du temple de Falis, et Lorcus et Therok décidèrent de rester avec lui à son chevet.

Arkad ne put s’empêcher de faire un trait d’humour malgré la situation :
« Etant donné que Firiel feint un malaise pour ne pas embrasser sa victime, je suggère que nous désignions au hasard quelqu’un d’autre... Et en tant qu’arbitre auto-désigné et impartial, je nomme Bricogne pour venir donner une juste récompense à Sunfire !
En effet Sunfire s’est honoré par son humilité et sa modestie, il mérite donc double dose ! »

Mais il n’y eu pas de suite. L’ambiance n’était plus à la fête. Les Ankh-Morporks tiraient des têtes de six pieds de long. Sur les huit (Jadina étant entrée au RADIS), il n’en restait plus que cinq.

Malgré cette mauvaise nouvelle, il y avait tout de même de quoi se réjouir. Le groupe de secours de Milamber et Persee revint après des jours d’absence avec Anathema, Armaguedon et Tristelune qui étaient sains et saufs.


Récit de Caro-lina, Sunfire, Ténébris, Arkad
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Re: Falis et Ecatis, les soeurs divines

Message par Sunfire » 22 mars 2017 21:11

Sunfire ne pouvait pas croire que les 6 Ankhs étaient si mauvais que ça (si, si, pour lui Jadina restait une Ankh).

Ils se disputaient certes avec les Veilleurs, mais ça s’arrêtait là. Pas de bagarre, pas de sang versé et encore moins de mort.
Les successeurs de la MdM étaient fréquentables en fait.

Mais la mort soudaine de Firiel et sa maladie ainsi que Lorcus et Therok qui restaient à son chevet avaient plongé le groupe diminué d’un tiers dans un mutisme inquiétant.

Le Barde se dit que c’était le bon moment pour tenter une expérience. Des tueurs tristes qu’il allait énerver. On ne pouvait rêver mieux comme test. Et puis ça les secouerait un peu et peut être qu’ils sortiraient de leur torpeur.

Il traça un symbole dans l’air et des lianes vinrent enserrer les bras du membre le plus violent.
Il visa un autre membre et commença à dessiner un symbole différent, mais se ravisa. Ce serait trop facile de l’utiliser tout de suite.

Carole observait Sunfire, elle se demandait quel plaisir ils s’offriraient ce soir sous la tente. Son regard perçu le sien. Il souriait. Il préparait un petit coup en douce. Il était temps. Il était resté bien trop calme à son goût depuis que l’autre groupe les avait rejoints. Il allait s’amuser un peu mais au détriment de qui ?

Bien évidemment, les deux groupes qui se contenaient depuis leur arrivée.

Mais quel grand gamin. Qu’est-ce que je l’aime quand il est comme ça avec cet air coquin.

Elle se prépara au retour de manivelle…

Ténébris aiguisait ses flèches, adossée au temple de Falis, en ressassant de sombres projets. Elle poussa un profond soupire et inspecta les alentours. Les deux autres Légendaires somnolaient, l’un contre l’autre, tandis que Merceron jouait avec la queue du dragon de Jadina.
Ténébris se releva, prête à aller se promener. Elle n’eut pas fait un pas lorsqu’une forte liane s’enroula autour d’elle, l’empêchant d’esquisser le moindre mouvement. Elle chercha du regard qui venait d’incanter et elle aperçut... Sunfire. Il lui avait manqué, celui-là... Son regard d’améthyste devint froid et réprobateur. Elle calma la colère qui bouillonnait en elle, et cessa de bouger dans l’espoir que les cordes de verdure desserrent leur étreinte. Jadina sauta sur ses pieds et fusilla du regard le Barde.
Avait-il seulement conscience de ce qu’il venait de faire ?
Danaël tourna vers l’elfe brune ses grands yeux bleus. Celle-ci hocha la tête. Le demi-nain passa une main dans sa chevelure et fit courir la seconde le long du manche de sa masse. Ses traits enfantins avaient laissé place à un sourire cynique.
Merceron déploya ses ailes et poussa une succession de cris à l’intention des Ankh-Morpok :
« _._. ___ __ _... ._ _ .. .. .. »

Entendant l’appel, Ivy arriva et le menaça:

« Alors comme ça les Ankh savent pas taper ? Prends ça ! Tu l’as bien mérité ! Et ne te plains pas, c’est toi qui a commencé, maintenant on est quitte ! »

Trois projectiles magiques lancés par Gaea percutèrent Sunfire de plein fouet. L’ancien Conseiller vacilla. Sparadrap tenta une attaque mentale, mais il se grilla lui-même les neuronnes.
Ivy profita de l’effet des projectiles magiques, prépara ses carreaux, arma son arbalète et tira.
Après 11 frappes presque inutiles, Ivy s’exclama:
« Euh, c’est quoi cette armure impénétrable Sunfire ?! Où l’as-tu trouvée ? Je veux la même moi ! »

Sunfire ne put que subir la fureur des trois Fils d’Hadès. Ils étaient coordonnés.

« Aïe quand même. Mais je l’ai cherché oui. Je savais à quoi m’attendre. »

Le guerrier étira ses membres, et dégaina son épée.

« Ouais, allez, qu’on se marre un peu! »

Quelqu’un se racla la gorge. C’était Slaine, qui regardait les perturbateurs d’un œil mauvais.

« On arrête ça tout de suite. Ca va encore mal finir ! », prophétisa le mage.

Puck se plaça à côté de Danaël pour empêcher tout débordement.

Sunfire rengaina son arme.

« Ok ok. Dites donc les Veilleurs, vous ne vous bougez pas trop à ce que je vois. »

Persee observait la scène, un sourire aux lèvres. Jusque-là Jadina et ses amis se débrouillaient plutôt bien, et il ne lui avait pas semblé utile d’interférer.
Le regard pétillant, il répliqua :
« Oh, le défi ne semblait pas s’adresser à nous mais aux Ankhs, et Ténébris n’est pas du genre à accepter facilement qu’on s’occupe de ses affaires. On a préféré laisser faire et parier sur les gagnants. Cela dit, on est jamais contre une bonne baston. »

Sparadrap se remit de son sort raté et lança un sort de soin tout en s’adressant au Barde :
« Les Ankh sont bons joueurs Sunfire, donc je me dois de te soigner ! »

Ténébris, dont les liens magiques avaient disparus, détaillait Sunfire sans se préoccuper de ce qui l’entourait. Elle scrutait ses muscles, les plis de son armure, le moindre de ses mouvements pour tenter de desceller une faille par laquelle pourraient pénétrer ses flèches.

Son observation terminée, elle se tourna vers son frère adoptif et souffla :
« J’ai tout observé. Les flèches d’Ivy n’ont pas ouvert de brèches suffisamment grandes dans sa cuirasse pour que mes traits puissent passer. Il va donc te falloir employer la force brute, mon Dan’. Tu es prêt ?
- Tu ne peux pas savoir comme j’ai hâte ! Je mourais d’ennui ! Et puis, on ne s’en prend pas aux Ankh sans risque de représailles. »

Toute leur attention était concentrée sur le Barde. Pas de doute leur première pensée serait pour lui. Une première depuis plus de six mois, pour l’archère brune.

Ortinbras et Merceron, sentant grandir la colère de leurs maîtres, se mirent à mordiller vainement l’armure du guerrier.

Sunfire regarda les familiers de Ténébris et Danaël qui tentaient de... ben il ne savait pas trop quoi.

« Poussez-vous, sales bêtes, maugréa-t-il, vous me gênez. Ouste, foutez le camp! »

Il tenta de les pousser du pied.

« Alors le Demi-Nain et l’excitée, verdict? Avouez que je vends du rêve. »

Jadina, en retrait, observait les Ankh. Pas de doute, ses amis étaient prêts à tout. Ténébris s’apprêtait à déverser sur l’Humain toute la haine, la colère et la tristesse qu’elle avait jusque-là contenues. Elle entendit vaguement la voix de Slaine et de Sunfire, perdue dans ses pensées, avant de répondre :
« Hein ? Quoi les veilleurs ? Ils font la sieste dans la salle latérale du temple de Falis, non ? »

Les Ankhs tournaient autour du Barde. Leurs mouvements sûrs et agiles étaient rendus plus rapides encore par la magie d’Annaelle.
Une flèche, puis deux puis trois. La belle ténébreuse ne faisait qu’un avec son arme et les ombres dans lesquelles elle se mouvait. Comme prévu, Sunfire évita les flèches ou elles ne pénétrèrent pas son armure. Danaël saisit alors son arme et la fit tournoyer. Elle lui semblait plus lourde que lors de ses combats contre les démons. Il jeta un coup d’œil à Jadina qui soupira. Elle cassa encore de nouvelles pierres, récitant l’incantation. Elle ne parvenait pas à retenir ce fichu sort malgré des nuits entières passées à le réciter. Les runes allaient commencer à lui manquer. Tant pis. Le Faucon d’Argent lui sourit, déposa un baiser sur son front, non sans une pensée au dieu-guerrier :
« Per Balgur, ad honorem. »

Il fit tourner sa masse et vint asséner un coup violent sur le crâne de Sunfire, puis dans ses côtes. Un craquement sinistre résonna. Danaël poursuivit son combat, s’en donnant à cœur joie. Ivy l’observait se déchaîner sur l’homme d’un œil rieur, sans réellement entamer l’armure ni la chair. Le demi-nain pesta :
- Pffff ! Moi aussi je vais prendre une arbalète. C’est un peu facile je trouve, quand l’armure n’amortit pas chaque coup ! Ivy ! Arrête de rire ! C’est plus simple pour toi, c’est injuste, tes carreaux traversent plus facilement les cuirasses.

Arkad répondit à Jadina :
« On ne m’avait pas dit que Falis était aussi la déesse de la sieste ! Très intéressant ! La chose que j’aime le plus, après le minage de pierres précieuses, c’est faire la sieste !
Bon je suis disciple de Balgur bien sûr... mais je reconnais que bien qu’il y ait de l’agitation à cause de vous, on est bien installé ici et je...ZzzzzzzzzzzzzzzzzzzzZzZzzzzzzzzzzzzz… »

Slaine soupira. Les Ankhs s’étaient lancés à 6 plus leurs familiers sur un Sunfire qui ne se sentait pas menacé et qui ne ripostait donc pas. Mais personne n’avait écouté sa mise en garde. Et ça...
Il se dirigea vers le semblant de combat, et incanta deux sorts. Ténébris lâcha son arc sous l’effet. Il ne la regarda même pas. Danaël, par chance, ne fut pas affecté.
Le mage l’observa d’un air méprisant. Ha, fichus Nains et leur bloque-magie. Mais il savait qu’en lançant un autre sort, il passerait cette fois-ci. Mais il continua et s’arrêta devant Jadina et posa les yeux sur elle.

« Il semblerait que les cinq pitres qui t’accompagnent t’écoutent un peu. Avant qu’ils ne se ridiculisent encore plus, ordonne-leur d’arrêter. Il serait fâcheux que je doive encore intervenir. Je n’ai aucune obligation de retenue, à la différence de Sunfire. Si cela peut faire plaisir à tes amis, il peut confirmer vos prétentieux de... dangereux combattants, dit-il en désignant le chef des Bardes. C’est pour vérifier ça qu’il a commencé à vous embêter. »

Caro-Lina était boostée comme à son habitude. Elle chercha de quoi décharger son énergie mais sans grand succès.

Elle tourna son visage déçu vers Carole. Son petit air dépité faisait pitié à voir. Sauf que Carole, elle, elle avait l’air de bien s’amuser. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu apercevoir qui la mettait de si bonne humeur. SUNFIRE ! Ça, c’était pas nouveau. Mais que pouvait-il bien se passer de son côté ? Pourquoi donc de jeunes combattants s’en prenaient-ils à lui ? Et pourquoi Ténébris était encordée ?

Oh, ça y est, il se passait quelque chose. Peu importe quoi, c’était le moment propice pour jouer avec sa magnifique épée portant le nom d’un Nain délicieux qui lui avait offert quantité de tonneaux. Elle embrassa son arme, et entama sa danse de la guerre bien connue des Ménestrels.

Carole repéra la Naine prête à bondir. Elle cria :
« Non !!! N’interviens pas !!

« Quoi ? N’interviens pas ? M’enfin, il se passe un truc et un truc grandiose. Y a plein de petits jeunes loups qui se sont jetés en grognant sur le Sunfire. Moi aussi je peux me jeter dans la mêlée. »

Carole lui expliqua comme c’était mal de s’attaquer à plus petit que soi. Que les jeunes loups craqueraient trop vite sous ses coups et qu’il valait mieux se trouver un adversaire à sa taille. La Naine ne comprit pas le problème de la taille puisqu’elle n’avait jamais dépassé le mètre. Carole lui précisa qu’elle parlait de corpulence, ce qui mit la naine de mauvaise humeur prétextant qu’elle n’était pas grosse…
Bref, Carole reprit sa conversation :
« Laisse Sunfire se débrouiller avec les petits loups. Il est assez coriace pour se défendre contre eux. Et si vraiment il a besoin d’aide, il nous appellera à l’aide. »

Caro-Lina était prise d’une grosse déception. Décidément, elle était une incomprise. Jamais elle n’avait eu l’idée d’aider Sunfire. Bien au contraire. Elle aurait bien aidé les jeunes loups à se défaire du beau gosse.

« Regarde, lui dit Carole, Slaine ramène le calme ! »

Jadina, bien qu’elle ne fasse plus partie des Ankh-Morpok, avait les mains tendues et un sort au bord des lèvres. Sa loyauté envers ses amis dépassait toutes barrières, même celle des guildes. Ténébris avait ramassé son arc et encoché une nouvelle flèche. C’est alors que la voix Slaine résonna dans le silence religieux que provoquait une pause dans un combat.
Il s’adressait à la princesse déchue :
« Il semblerait que les cinq pitres qui t’accompagnent t’écoutent un peu. Avant qu’ils ne se ridiculisent encore plus, ordonne-leur d’arrêter. »
Ténébris toujours concentrée sur le Barde qui l’avait attaché, n’écoutait que d’une oreille. Dangereux combattants… vérifier…
Jadina, elle, écoutait avec respect et attention l’Elfe.

« Bien, murmura-t-elle. Danaël ! Ténébris ! Cessez le combat. Le prochain qui attaque je le noie dans la rivière de lave, juste ici. Et je n’ai pas suffisamment de runes pour pouvoir vous soigner si Slaine vous en dissuade lui-même. »

Danaël, baissa son arme et passa sa main droite dans ses cheveux en soupirant, puis il adressa une courte prière à son dieu avant de grommeler :
« Et gnegnegne ! Pffff pour une fois qu’on s’amusait… »

Annaelle s’invita dans la discussion. Pour l’envenimer ?
« Et encore, j’ai hésité à lancer une armure molle, lança-t-elle. Finalement, j’ai préféré lancer une botte magique sur Jadina et soutenir Danaël et Ténébris.

- Ha, je ne savais pas que les Veilleurs sont en fait des Ankhs déguisés, lacha sèchement Sunfire.

-Caro-lina pourra peut-être les aider, proposa Carole avec un sourire malicieux. Les Veilleurs, ce ne sont pas ceux qui veillent au bonheur des Ankhs ?

- Alors les Veilleurs sont pas particulièrement ennemis des Ankhs, leur apprit Persee. C’est plutôt eux qui nous détestent. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi. Délit de faciès je pense.
Hors ça, Jadina est mon alliée, ainsi que Firiel, donc qui embête Jadina et Firiel nous embête moi, Annaelle et Gutz. Et quand à veiller au bonheur des Ankhs... euh non pas à ce point-là...

- Je n’ai pas embêté Jadina, j’ai embêté Danaël et Ténébris, nuance, lui répondit Sunfire. »

Persee haussa les épaules et continua :
« Figure toi qu’on est ami avec Ténébris aussi. Oui alors c’est pas câlins et gros poutoux hein, mais ami quand même. »

Ténébris adressa à Sunfire son plus amical regard… tout en murmurant :
« Fiat Justicia, mors necesse est. J’aurai ma vengeance. Par Ecatis, on n’attache pas une Ankh impunément. »

Puis elle continua :
« J’aime pas les veilleurs. Ils vivent en harmonie avec Hormandre. Hormandre est un imbécile, irresponsable, qui n’a rien à faire sur le trône, qui promulgue des lois contre les assassins, alors que sa police n’est rien de plus qu’une bande de meurtriers payés pour tuer les véritables assassins.
Ils prétendent nous éclairer avec leur lanterne, mais ils s’aveuglent eux-mêmes. Ils se traînent de vieilles casseroles, des gaines et des rivalités ancestrales. Tous les petits jeunes se tournent vers eux, car il fut un temps où ils étaient bons, actifs. Malheureusement, ce temps est révolu et les aventuriers persistent à se tourner vers eux attirés par la noblesse de leur titre... Bien qu’elle ne soit plus l’ombre d’elle-même. »


Jadina la fusilla du regard et décida de changer de sujet :
« Bon eh bien... Je n’ai plus beaucoup de Terre... Personne n’en aurait à échanger ? Il est gentil Danaël, mais sa masse demande beaucoup de magie et je n’arrive toujours pas à mémoriser cette foutue formule ! »

Ses compagnons lui indiquèrent la présence d’un magasin, plus au nord. Il fut décidé que la petite troupe s’y rendrait pour refaire ses stocks de runes. En chemin, l’Elfe brisa le silence et lança :
« Mais en fait... Nous faisons route ensemble mais nous ne nous connaissons pas... Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? »


Récit par Carole, Caro-lina, Sunfire, Puck, Slaine, Annaelle, Persee, Ivy, Sparadrap, Gaea, Jadina, Danaël, Ténébris, Arkad
Dernière modification par Sunfire le 26 mars 2017 10:13, modifié 1 fois.
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Re: Falis et Ecatis, les soeurs divines

Message par anneisabelle.arcade » 24 mars 2017 17:29

Tous se tournèrent vers la jeune elfe dans l'espoir qu'elle montre l'exemple.


Voyant tous les regards impatients tournés vers elle, Jadina rougit. Elle détourna les yeux et sortit de sa besace un énorme grimoire à la couverture bleue nuit. Elle se mit à en feuilleter les pages, comme si elle cherchait quelque-chose.
Elle releva les yeux de son ouvrage en souriant. Puis elle commença son récit :
- Comme vous le savez, je me nomme Jadina. Je suis issue de la lignée des reines magiciennes du lointain royaume d’Orchidia. Ma mère est une elfe et mon père est un sang-mêlé. Il possède du sang elfique et du sang humain, ce qui explique que je ne possède ni un teint de porcelaine, ni une chevelure d’or comme beaucoup de mon peuple. Je suis la plus âgée de nous trois, j’ai 121 ans, alors que Danaël et Ténébris, n’ont respectivement que 22 et 20 ans.
J’ai, il y a deux ans de cela, décidé de prendre la route avec Danaël, suite à une dispute avec la Reine et quelques autres mésaventures.

Son fiancé se tourna vers elle en souriant et expliqua :
- La Princesse, promise au fils du roi d’un autre royaume, fut prise en otage sur la route par je ne sais quel duc malintentionné. Refusant d’obéir aux ordres de mon général qui ne voulait pas que nous allions la secourir, je quittais les Faucons d’Argent et je parvins à défaire ses ravisseurs. Nous avons décidé alors de rejoindre ma soeur adoptive, Ténébris, qui, avec le Guet, était au service d’Hormandre. Leur chef, Bienveillant m’offrit mon premier animal, un loup.
Après quelques mois, nous avons rejoint Thenshirock, un ami de mes maîtres d’arme et frères. Nous faisons route avec eux depuis plus d’un an. Ténébris a été nommée chasseuse de tête pour les Fils d’Hadès, renommés les Ankh-Morpok, guilde regroupant les Fils d’Hadès, les Varans, les Enfants de Nurgle, et depuis peu, la Vouivre, une nouvelle faction morpokienne créée par Jadina, Disthène et le surnommé Morwën.

Ténébris marchait, souriante à ces souvenirs. Elle jeta un regard en coin en Gutz et Arkad et prit la parole :
- Nous avons, peu de temps après notre arrivée, découvert la Syria, où nous avons défait le Guet et quelques Veilleurs. Ce fut notre première rencontre avec Syal, Milamber, Sel, Avanine et beaucoup d’autres... que nous apprécions toujours autant. Ils nous ont montré un parfait exemple de camping, avec leurs tentes, devant les tours que nous avions prises.
Suite à cet interminable premier véritable combat, nous avons escorté Balthazard le Traître que nous avons tué, après lui avoir soutiré les informations nécessaires à Sal’morv, non pas pour des raisons politiques, pour une fois mais des raisons morales : les Ankh ne soutiennent ni les traîtres ni les pleutres.
Les Fils d’Hadès sont le nouveau cauchemar d’Hormandre. Nous tuons avec plaisir, malgré sa maudite loi. Seul notre sens de l’Honneur et de la solidarité pourra empêcher notre main de donner le coup fatal. Sans trembler devant la mort, les Ankh-Morpok œuvrent pour la Liberté. Et s’il plaît aux dieux, nous servirons toujours cette cause.

Puis le petit groupe de Légendaires, aussi soudé qu’hétéroclite s’arrêta en souriant, et Jadina reprit la parole :
- Vous nous connaissez, désormais. Qui êtes-vous ?


Écrit par Sunfire, Jadina, Danaël et Ténébris.
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Re: Falis et Ecatis, les soeurs divines

Message par Caro-lina » 24 mars 2017 18:41

Moi, moi, moi d’abords.
Caro-lina s’avança en poussant l’assemblée.

Moi, je suis entrée dans les souterrains sans raison. Et très vite, j’ai rencontré un tonneauX avec un nain. Un nain, pardon, avec un tonneauX. Bhlown. Vous connaissez ? C’était notre chef. Un type génial. Il faisait tout pour qu’on s’éclate. J’ai dû mourir souvent, tuer beaucoup, boire à longueur de journée (mon activité préférée) et puis entre deux tonneauX, lui et moi, on fricotait. Ça, c’était la belle vie !

On a tout fait pour énerver la Milice. Et eux, ils marchaient à fond. On a porté plainte pour agression dès qu’un milicien nous approchait. Archi….bald devenait chèvre avec nous, c’était le chef de la milice. On a foutu le bordel au village aussi. On c’est marié avec Bhlown et chaque invité est venu avec des tonneauX…

Après, j’ai eu des nainons, enfin un mais ça, vous le saviez. Puis Bhlown il a disparu. J’ai rencontré les vampires et la vie est devenue triste. Plus de fricotage, plus de tonneauX. RIEN !


Récit écrit par Caro-lina
(^o^) Ex-futur tonneau de Bhlown !
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Re: Falis et Ecatis, les soeurs divines

Message par Carole » 24 mars 2017 18:52

Carolyn se leva à son tour.

De mon côté, ca va être court aussi.
Je suis entrée dans ces souterrains à la demande d’un chef suprême dont je n’ai jamais connu le nom. En gros, mon père m’a vendu pour que je devienne l’épouse d’un homme qui m’a heureusement oubliée. J’ai voyagé longtemps aux côtés de Fullkro, un mdm si mes souvenirs sont bons. C’était ma garde personnelle mais ma garde était trop fragile et a fini par mourir. Alors, je me suis trouvée un groupe, celui de Caro-lina et Bhlown. Mais après la disparition de Bhlown, nous avons été décimés par les vampires. Je devais devenir l’une des leurs à part entière mais Carole c’est interposée. Elle trouvait que ma virginité devait être préservée hors le rite de passage comprend heu, vous voyez…


Ecrit par Carolyn
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Re: Falis et Ecatis, les soeurs divines

Message par essaion78 » 25 mars 2017 12:30

Persée et Annaelle se rembrunirent, comme souvent lorsque qu’on leurs demandaient de parler de leurs passés. Néanmoins, ils semblaient que c’était désormais leurs tours de narrer leurs origines.

Ce fut donc Persée qui pris la parole, sans détacher les yeux du feu de camp qui brulait devant lui.

- " Je suis né au sein d’une communauté nomade qui s’était voué à l’aide des pauvres et des démunis. Notre but était d’aider les gens, tout simplement. J’ai eu une belle jeunesse, j’en ai de beau souvenir. Jusqu’à l’âge de mes 13 ans. Notre camp fut alors attaqué par surprise pendant la nuit, par un groupe de pillards. Moi et mes parents avons réussi à fuir, mais nous avons été poursuivi et rattrapé. Mes parents se sont interposés, m’ordonnant de fuir. Je pense avoir fait ce que tout enfant de mon âge aurait fait j ai couru jusqu’à n’en plus pouvoir. Je fut ainsi le seul à en réchapper."

Courte pause.

- " Cela signifia la fin de ma jeunesse. J’ai ensuite erré pendant plusieurs années, survivant comme je pouvais. Heureusement, mon père m’avais appris quelques bases de technique de combat, ce qui me permit de m’en sortir."

Il se tourna vers Annaelle.

- " Je rencontrait Annaelle 4 ans après. son village avait été incendié la veille par des bandits. Elle n’avait que 6 ans, et elle déambulait parmi les décombres de sa maison, appelant sa mères en vain. Je ne pu me résoudre à l’abandonner. Je la pris donc sous mon ailes. 2 survivants orphelins, sans maison et sans attache. Ce ne fut pas une jeunesse idéale pour elle, je le crains, mais je tachais de faire de mon mieux.

- " Et ce fut très bien" , murmura Annaelle, les yeux légèrement humide.

Persée lui sourit, et continua.

- " Nous sommes restés ensemble depuis. quelques années plus tard, nous rencontrâmes Gutz" .

Gutz toussota, un peu mal à l aise, et commença :

- Bon, moi mon histoire n’est pas très... Euh... Glorieuse... Au début du moins. Dernier née parmi les nombreux enfants d’une famille noble, j’étais pour ainsi dire totalement transparent aux yeux de mes parents. Je n’ai jamais manqué de rien, ni été maltraité, mais ma vie était fade et sans intérêt. Je choisi donc de partir à l’aventure des atteint l’âge d’homme. Une bourse pleine, un sac bien rempli, et je suis parti, la tête pleine des prouesses que je pourrais accomplir. Je me rappelle encore ce chapeau énorme coiffé d’une plume gigantesque, soit disant l’accessoire indispensable à tout aventurier. Elle n’a pas fait long feu face au rat géant qui m’a poursuivi et forcé à l’abandonner pour me cacher dans un arbres. De la haut, j’ai pu voir l’animal dévorer joyeusement mon couvre chef. De même, si une femme vous répète dans une taverne que vous êtes beau garçon tout en vous remplissant votre verre plusieurs fois, fuyez!!! Cette histoire m’aura couté un mal de tête lancinant le lendemain, et la disparition de la fille et d’une grand partie de ma bourse... Bref, ce fut difficile, et je vécu plein de désillusion. Je rencontrais d’ailleurs Jadina et sa bande, qui me firent un accueil... euh...particulier... Mais bon bref, Jadina m’aida, et me sauva probablement la vie pour le coup. Je rencontrais sur la route Persée et Annaelle, et nous sympathisâmes. Je fut ravi qu’il m’accepte dans leurs groupes, et depuis on ne se quitte plus."

Persée repris:

- " Pour faire court pour cette dernière année, nous rencontrâmes Kaladin en arrivant dans la région, qui nous pris sous son aile. Il nous entraîna à l’art du combat et de la magie. Nous affrontâmes Shabdak la cruelle, et nous fumes. Nous Fondâmes une faction chez les veilleurs, " l’Aube des veilleurs" . Nous combattîmes à Leno. Et nous voila aujourd’hui au -5 avec vous.
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Re: Falis et Ecatis, les soeurs divines

Message par Carole » 26 mars 2017 13:38

Je pense qu’il serait bon que tout le monde se pose le temps que je raconte qui je suis car pour cela, ma vie entière doit être racontée puisque chacun de ces instants font ce que je suis aujourd’hui.

Sachez que seul Sunfire connait certains éléments de mon passé mais il a l’air de vous faire confiance et de vous apprécier. Alors, je vais tenter d’être honnête et de me dévoiler.

Je suis arrivée ici très jeune, pleine de vigueur, de valeurs et d’aprioris. Je pensais que ma seule option était de tuer. Alors, je me suis jetée sur le premier aventurier qui passait. Sauf qu’il n’était pas seul et qu’il n’avait aucune envie de se battre avec une demoiselle qui ne pouvait même pas porter de casque car tous étaient trop grands. Leohan était un escorteur et il m’invita au sein de son groupe.

Les escorteurs étaient là pour protéger l’Archidiacre Siméon D’Urth. Grâce à eux, j’ai eu une famille, des amis fidèles comme Lameth et lhaurana.
J’ai rencontré beaucoup d’autres guildes de tous horizons notamment les DPs, les cadets, CdJs, des MdMs, les Risk Breakers, les Gileads, les Karrig an Ankou quand la tête de l’Archidiacre a été mise à prix…
J’y ai rencontré des personnes atypiques comme Siobhan, Galarion, Liselle, Athalante, tous les cadets, la vampire Nenya d’Efrill mère d’Ecate (ou de l’autre Lol), les Topgun, Claymore, Amaï Ethen, Klakbeinié… Sunfire, par un concours de circonstance.

Nous avons vécu maintes aventures. Entre-autres grâce à un tatouage sur un bout de peau que convoitait la MdM, des invocations comme celle de Klatroëllezul et de Ingeloakastimillizan ou des rencontres avec des personnages de l’histoire comme Altias le Noir l’ennemi premier de mon Archidiacre, son opposé, accompagné du démon Minarien…

Il y avait une ambiance exceptionnelle au sein de l’escorte. Nous avions des Piliers qui nous supervisaient, nous avions Notre Archidiacre qui nous contaient des histoires, nous avions des Maîtres d’Arme, une grande communauté, une belle famille. Nous avions aussi un salon des escorteuses qui fut à la base créé pour que nous les femmes et jeunes filles nous puissions garder un peu de notre féminité au sein de ce monde d’hommes.

Puis, lentement, tout a basculé.
Le salon rouge des escorteuses devint un salon où accueillir les autres guildes principalement faites d’hommes. Nous sommes devenues des danseuses de French-cancan, si pas des danseuses exotiques. La situation nous a échappé. Doucement… Surtout pour moi qui était encore fort jeune. C’est lors d’une représentation que Claymore tomba amoureux de moi.
Notre Archidiacre, papy, ne rajeunissait pas, nous avions de plus en plus de mal à le déplacer et avec nos nombreux ennemis qui guettaient, nous avions à faire.
Les Piliers devinrent égoïstes. Ils passaient leur temps à quitter le groupe pour ramasser une rune ou vendre une arme. J’ai même vu un pilier ramasser des armes sur nos morts lors d’une guerre et abandonner ses troupes pour les revendre.
J’ai dû prendre une place qui ne m’incombait pas. Celle d’unique Pilier sans en avoir le titre. Jusqu’à ce que je craque. L’épuisement m’a submergé. J’étais sans le vouloir, devenue la dirigeante d’un groupe d’une centaine de personnes avec des alliés qui nous rejoignaient régulièrement. Ce ne fut pas la faute aux escorteurs, ils ont tous été adorables avec moi mais un concours de circonstance. Le poids sur mes épaules si jeunes, Claymore, un homme influant qui me demanda ma main…

J’acceptai la main de Claymore et quittai mon escorte un peu brutalement, je l’admets. Et pourtant avec l’accord de Mon Archidiacre qui avait vu que j’atteignais mes limites bien avant moi.

Je me suis retrouvée au sein d’un nouveau groupe qui ne m’accepta jamais vraiment. J’étais l’épouse de leur dirigeant, voilà tout. Heureusement, j’étais heureuse en ménage. Mon époux me choyait, me contait monts et merveilles, me plaçait au-dessus de tout.
Mais là aussi, le bonheur eut sa face cachée.
Je tombai enceinte. Ce que je ne savais pas, c’est que cela était impossible. Un nain et une elfe ne peuvent avoir de descendance. C’est ainsi. Je perdis l’enfant, mon mari me laissa seule dans un monastère. Personne ne vint pleurer avec moi, je me suis retrouvée étrangement seule, moi à qui tout souriait. Heureusement, un assassin se trouvait là et lui seul prit le temps de m’écouter.
De ce jour, rien ne fut jamais pareil !
Je commençai à apprécier bien plus la compagnie loyale des meurtriers, MdM et autres assassins que celle de ces Chevaliers servants qui vous abandonnent lâchement à la première occasion.
Biensur, je retournai auprès de mon mari, là était ma place. Mais mon âme c’était envolée. Mon cœur c’était brisé. Mon esprit lui voyageait ailleurs.
Claymore le comprit et fit son possible pour me satisfaire. Il alla avec moi rencontrer des guildes opposées, je préférais nettement dormir au centre de leur camp que dans celui de « bons et loyaux serviteurs », il m’accompagna lorsque le Balrog fit son apparition et qu’une rencontre avec Altias était la clé de notre réussite contre ce démon. Il était là encore quand le côté sombre d’Amaï Ethen fit tout pour que je le tue… Tous ces évènements m’ont assombri. Tous m’ont forcé à accroitre ma part d’ombre. A devenir froide dans mes gestes, incisive dans mes propos, je goutai au sang, à la haine… Mon époux n’est jamais intervenu, peut-être aurait-il pu me ramener à la raison. Au contraire, il me suivit sans un mot. Jusqu’à disparaitre car sa famille avait besoin de lui.
Etrangement, son départ ne me fit rien.

Entre-temps, nous avions rencontré les Vampires après avoir été encore une fois trahis par de nobles chevaliers, le Lotus Rouge. Cela ne m’adoucit guère. Je finis vite par m’ennuyer d’ailleurs….
Mon époux parti, DvC, le vampire originel voulu me transformer ainsi qu’une autre femme, Carolyn. Cela voulait dire devenir sa disciple, passer par un rite qui incluait de lui offrir notre vertu, d’offrir nos corps par un acte que je refusai. Si cela n’avait pas été le cas, je serais sans doute aujourd’hui une des leurs à part entière. Alors qu’aujourd’hui, je n’en ai que le nom de Guilde. Ainsi que l’attirance pour le sang.

Il y a peu, je me suis rendue compte que mon groupe ne me convenait plus. En fait, aucun de nous n’avait encore sa place au sein du groupe, nous étions là uniquement par habitude et non par envie. Bricogne est parti, j’ai suivi le mouvement et par bonheur, je retrouvai Sunfire. Je ne pensais plus jamais le revoir, je le croyais disparu à jamais. Nous nous étions revus par hasard après que mon veuvage fut prononcé. Nous nous étions redécouverts, nous nous étions aimés. Il m’avait réappris à m’abandonner auprès de quelqu’un.
Quand je le revis, ma flamme intérieure se ralluma. Ne lui dites pas, mais, mon amour pour lui ne m’avait jamais quitté.

Un évènement en emmenant un autre, me voici aujourd’hui.

« Elle porta à Sunfire un regard doux »
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Re: Falis et Ecatis, les soeurs divines

Message par Sunfire » 29 mars 2017 22:31

Sunfire ne put s’empêcher d’ajouter :
« Oui c’est elle qui m’a dragué ! »
-Mais quel sale gamin !, rajouta Carole passablement énervée.

Les Légendaires écoutaient l’histoire de l’elfe, sans mot dire. Lorsque celle-ci prononça le dernier mot, Jadina sourit et ferma les yeux, sombrant dans un profond sommeil.

L’attention de Ténébris fut attisée par l’énonciation des guildes. Mais la jeune femme se détourna amèrement au début de l’histoire d’amour, non sans une pensée pour l’archer elfe absent.

Quant au demi-nain, il hochait la tête, de temps à autre, essayant de replacer chacun événement à la bonne place. Il s’étira lorsque le récit fut achevé et demanda en passant, comme à son habitude, sa main droite dans sa tignasse :
-Tu as rencontré énormément de guildes. Pourrai-je m’entretenir avec toi en privé, à ce propos ?

Sunfire s’adressa à ses compagnons :

« A mon tour. Quand j’avais un peu moins de votre âge, je m’étais engagé dans l’armée de la ville d’Aekir où je vivais avec ma famille.
Mais la guerre grondait. En effet, une nation voisine voulait récupérer la région qui lui appartenait par le passé. Et elle envoya son armée assiéger la ville. Tous ceux qui savaient se battre, soldats, miliciens, aventuriers, combattants d’arène, et tous ceux qui savaient manier même de loin une arme furent réquisitionnés.

Quand l’armée ennemie s’est lancée à l’assaut des murailles et qu’elle réussit finalement à créer une brèche après des jours de combat, les soldats de la ville se sacrifièrent jusqu’au dernier pour retenir l’ennemi le temps que les réfugiés puissent partir.
Pas moi. Quand j’ai vu que ça tournait à la catastrophe, je me suis barré avec les réfugiés. Ma famille put s’en sortir, heureusement.
C’est là que j’ai rencontré Slaine et Puck. On a dû faire pas mal de choses répréhensibles pour survivre lors de cette fuite et pour protéger ma famille.
Depuis on ne se quitte plus. Je suis resté sur les routes avec eux, et on a voyagé. On a rencontré un jour Ash Mo, Shenushu Claria, Kharzam, Liloo, Jeanne et Sergio et on est devenu les meilleurs potes presque instantanément. On a décidé qu’on voulait faire partie des grands de ce monde, avoir notre mot à dire et que les gens fuient devant nous. C’est là que la guilde des Maraudeurs fut créée.
On a décidé de sévir dans les Souterrains de Delain, et on y est entré. J’avais alors 20 ans à l’époque. J’en ai profité pour prendre un pseudonyme.
Puis on a créé la Main du Mal avec d’autres guildes douteuses. D’ailleurs une partie des Ankhs, les Varans, connaissent. On vivait au Nibard Bar, un bar à striptease. C’était génial ! C’est autre chose que toutes les guildes avec leur château, forteresse ou autre bâtisse au nom pompeux. Et notre modèle, notre maître à penser était Al Bundy. Le célèbre Al Bundy et sa famille Peggy, le pervers Bud et Kelly, aussi belle que stupide et qui aurait pu en apprendre aux filles de joie des auberges.

On était de vraies légendes. J’étais un des cinq Conseillers. On a combattu lors de la Grande Guerre, on a participé à l’invocation du puissant démon Ingelo tout comme à l’invocation de Besh Mo, le double d’Ash Mo. Puis quand on a vu que je commençais à en avoir marre de tuer les aventuriers, on m’a destitué de mon poste et on m’a poussé dans l’ordre MdM des Templiers Crépusculaires avec d’autres tueurs fatigués. Nous avons ensuite protégé Délia, l’avatar de Falis. Puis on a changé de camp et nous sommes devenus Bardes d’Anastasia.

Sinon j’avais pendant une période les cheveux blancs, mais j’ai pu récupérer ma couleur naturelle. Mais ça, c’est une autre histoire.
Puis nous avons été tués à l’étage -9 par des monstres. Nos esprits ont mis 3 ans à retrouver leurs corps.

Et nous voici maintenant prêts à aider de nouveaux les déesses. Et j’ai retrouvé Carole. Vous savez que la première fois qu’on s’est rencontré, la Main l’avait capturée et je l’ai menacée de la violer ?
Et pourtant, regardez maintenant.
C’est marrant, mais quand on y pense, à 3 ans près, j’ai presque vécu la moitié de ma vie dans les Souterrains. Cette année sera la 14ème. »

Puck prit ensuite la parole :

« Moi j’ai actuellement 129 ans. Je faisais partie à l’époque d’un bataillon de soldats nains envoyé aider les soldats d’Aekir. Je me suis vite retrouvé en prison là-bas après avoir tabassé un jeune haut-gradé humain hautain, méprisant et méprisable. Un sale fils de riche qui n’a gagné son poste que grâce à la position de sa famille et absolument pas au mérite. Ses propos sur les Nains lui valurent un doigt en moins. Le sale fils de Gobelin, quand j’y repense.
Sa famille voulait que je sois exécuté, mais l’armée ne pouvait pas se permettre de se mettre le bataillon à dos. Je fus simplement enfermé et oublié.

Lors de la chute de la ville, un jeune gars a ouvert toutes les cellules des prisonniers, me sauvant ainsi la vie. Depuis je le suis. Même si je soupçonne un peu que son geste n’avait pour but que du bordel en plus pour cacher son départ.
Le reste, il vient de vous le raconter.

Sinon j’avais une cicatrice sur la tête, par le passé. Mais quand Slaine est devenu un mage très puissant, il a réussi à me l’effacer par un rituel que je préfère oublier. »

Slaine hésita, mais se décida quand même à raconter son histoire :

« Avant d’entrer dans les Souterrains, je faisais des recherches importantes sur un de mes ancêtres. J’avais appris que lui et sa guilde de mages avaient fait quelque chose de grave, que ça touchait les démons et que ça avait impacté le monde, et que cela devait rester secret. Avide de connaissance, Je ne pouvais qu’enquêter.

Je suis parti en voyage. J’ai visité de nombreuses bibliothèques et des monuments anciens. Aekir possédait une des plus grandes bibliothèques du monde. Je m’y suis donc installé pour quelques mois quand la guerre arriva aux portes de la cité.

J’ai rencontré ces deux-là en quittant la ville. Je me suis dit que rester avec deux soldats ne pouvait qu’augmenter mes chances de survie. Puis je me suis malgré tout attaché à eux malgré leurs défauts. Et quand j’ai appris leur projet des Maraudeurs, j’ai vu l’occasion idéale de pouvoir trouver des informations interdites.

Une fois dans les Souterrains, j’ai appris l’existence de la guilde de l’Ordre d’Hermès. Elle était constituée uniquement de mages. Et ces mages avaient tous des ancêtres dans la guilde de mon aïeul. Ils cherchaient tous aussi des réponses concernant ce secret. C’est là que j’ai appris que nos ancêtres étaient responsables de l’apparition de Malkiar. Mais la guilde au fil du temps a pratiquement disparu.

Du coup, nous ne savons pas encore s’ils ont lancé la première invocation et ont fait porter le chapeau à de jeunes mages, ou si après sa défaite, ils ont affaibli le sceau de sa prison au fond des Souterrains et l’ont réveillé. Bref, la date et le degré d’implication restent un mystère.
Sinon, j’ai actuellement 165 ans. »

A l’évocation de la tentative de viol, Carole assigna un coup de coude à Sunfire. Mais elle ne l’interrompit pas. Elle attendit la fin des explications des trois compères pour parler :
« Personnellement, je n’aurais pas choisi cet épisode là pour illustrer nos aventures communes. A ta place, j’aurais même feint l’ignorance. Dois-je préciser à l’assistance que ce bellâtre n’avait pas choisi n’importe quel morceau, mais bien une fraiche pucelle promise à un des chefs rivaux. Heureusement pour moi, ce qu’il apprécia par-dessus, ce fut de lire la crainte dans mes yeux et de voir comment je me sortirais de cette impasse. »


Récit de Jadina, Ténébris, Danaël, Carole, Sunfire, Puck, Slaine
Les chances sur un million se réalisent neuf fois sur dix
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